Accueil
Présentation
Votre mairie
Renseignements
A.L.S.H.
L'école

Au quotidien
Vie associative
Tourisme-loisirs
Informations
Découverte

 
Sépulture de Pierre-Charles MOYNE



Extrait du bulletin municipal de janvier 1994 :

                           Dans nos registres : 2 actes de décès

                                         Dans notre église : 2 sépultures.

Dans la petite église de Rouffiac, canton de Pons, il y a deux inscriptions : l’une (1) est sur une pierre tombale dans la chapelle de la Sainte-Vierge, L’Epigraphie santone, page 217, l’a publiée ainsi :

                                            CI GIT LE COR DE [P]I[E]RR[E

Puis un blason : une tête de bœuf surmontée d’une étoile. De chaque côté des cornes,
ce millésime :

                               17                                                                                                                                           62
 

La dalle, usée par les pieds des fidèles, ne laisse voir que ces caractères. Autrefois, j’avais déchiffré  MOINE DE FLÉAC qu’on n’y lit plus maintenant. Il ne peut du reste y avoir aucun doute :

Les armes, que L’Epigraphie a gravées p.215, sont bien celles des Moyne de Fléac (2), de l’Epineuil (3), de Champclou, de Puychemin : D’or au rencontre de gueules, bouclé de même et surmonté d’une étoile d’azur (4). En outre, l’acte de décès qui est aux registres paroissiaux suppléera aux lacunes de l’inscription et rectifiera l’Epigraphie :
«Le trente septembre mil sept cent soixante deux, a été inhumé dans l’église le corps de Messire Pierre-Charles Moine, Seigneur de Fléac sur Charente*, paroisse de Montils*, décédé d’hier après avoir reçu les sacrements. L’enterrement fait en présence des soussignés : BOUCARD, curé de Saint-Sever. L.BARRAUD, curé d’Orlac. CHAPSAL, curé de Montils. DE SAULNIER, prieur de Rouffiac. Par moy, LATACHE, curé de Dompierre.»…


Pierre tombale

   
    Blason original de la famille MOYNE




LA SEIGNEURIE

Les seigneurs de Rouffiac ne sont connus avec certitude que depuis le début du XVIIe siècle. Le 20 juin 1621, Jean Roy, sieur de Rouffiac, enrôlé et devant aller faire le siège de Saint-Jean-d’Angély, fit son testament en faveur de ses frères. Dès 1632, La Seigneurie avait changé de mains : elle appartenait à Jean Moyne, mari d’Huguette Minuit, parente de Jean Roy. Quelques temps après, elle fut divisée entre leurs deux fils : Henri Moyne en reçut un quart, alors que son frère Charles eut le reste. En 1659, à l’occasion du mariage de Jean Moyne, conseiller au présidial de Saintes, fils d’Henri, avec Françoise Ferrand, fille de Gabriel, procureur au bailliage présidial et élection de Blois, Charles Moyne, son oncle, chanoine, lui constitua en dot les trois-quarts qu’il possédait dans la seigneurie de Rouffiac qu’il réunit ainsi à la part venant de son père. Dès cette époque, La Seigneurie avait été débaptisée et avait pris le nom de Moléon…


Extrait de «Châteaux, manoirs et logis : la Charente-Maritime» de Frédéric Chasseboeuf
aux  Editions Association Promotion Patrimoine



(1) La deuxième inscription se trouve être l’Epitaphe de Guillaume Vivien LEIDET, Prêtre, Chanoine Régulier de St Augustin enterré dans l’église de Rouffiac.

(2) Fléac : le mur d'enceinte Nord du vieux château existe toujours, avec tour ronde, chemin de ronde, trous d'arquebuses...
Les Moyne de l'Épineuil et de Fléac furent maires de Saintes de 1538 à 1627. Ils portaient  D’or au rencontre de boeuf de gueules bouclé de même et surmonté d’une étoile d’azur. François Moyne, maire en 1649, perdit son fils unique qui se noya, cette branche s'éteignit donc. La branche de Fléac continua : un «Moine de Fléac» est enterré dans l'église de Rouffiac (1762) et un autre est représentant de la noblesse en 1789. (Extrait de «Châteaux, manoirs et forteresses d'Aunis et de Saintonge» de Robert Colle aux  Éditions Rupella).

(3) L'Épineuil : au second quart du XVIe siècle, la seigneurie de L'Épineuil est mentionnée comme propriété de la famille Moyne... (Extrait de «Châteaux, manoirs et logis : la Charente-Maritime» de Frédéric Chasseboeuf aux Éditions Association Promotion Patrimoine).
Dans l'impasse de l'Épineuil, à Saintes, jolie maison des XVIIe et XVIIIe siècle...
Les Moyne de l'Épineuil furent maires de Saintes de 1538 à 1627. (Extrait de «Châteaux, manoirs et forteresses d'Aunis et de Saintonge» de Robert Colle aux  Éditions Rupella).
Moyne, Famille noble de Saintonge, maintenue en 1678, Henry, écuyer, seigneur de Lespineuil, gendarme de la garde ord.du roi,... (sources : Euraldic.com)

(4) L’ARMORIAL J.B. RIETSTAP + CPLTS le décrit ainsi :
Moyne
 D'or, au rencontre de buffle de gueules bouclé du même (alias d'azur) et surmonté d'une étoile d'azur.

* L'apposition  «sur Charente, paroisse de Montils» paraît plus que douteuse.




Sépulture de Guillaume-Vivien LEIDET




Le douze mai mille sept cent soixante seize est mort après avoir reçu les derniers sacrements de l'Eglise, et a été enterré le treize même mois et an dans l'église de St Vivien de Rouffiac, Vivien Leydet prêtre, chanoine régulier de Saint Augustin, congrégation de Chancellade, titulaire de l'hermitage du dit Chancellade.
Témoins les soussignés   Jean Bonpain. Allain Durand, prieur de Rouffiac
(Registre paroissial de Rouffiac)

G.V.LEIDET

LEYDET (Guillaume Vivien)
Né le 16 septembre 1736 à Pons (l'acte de baptême est en date du 17 septembre 1736).
Fils de Guillaume Lédet, avocat au parlement, et de Marie-Françoise Richard. Parrain, Jacques Bouche et marraine Jeanne Bouraud. Signé Fleury, prieur et curé de Saint-Vivien de Pons.
(D'après les registres de la paroisse de Saint-Vivien de Pons retranscrits dans Louis Audiat, Un annaliste du Périgord, Dom Leidet. Lu à la Sorbonne, le 7 juin 1892. Bulletin de la Société des Archives Historiques de Saintonge et d'Aunis, t. 12 p. 269 à 273. 1892)
Reçu pour prendre l'habit de religieux de chœur le 21 septembre 1752. Admis à faire profession le 1 septembre 1753. Débute ses recherches sur l'histoire du Périgord vers 1759. Professait la philoso­phie en I764. Décédé le 12 mai 1776 "a été enterré le treize même mois et an dans l'église de Saint-Vivien de Rouffiac, Vivien Leydet prêtre, chanoine régulier de Saint- Augustin congrégation de Chancellade, titulaire de l'hermitage du dit Chancellade. Témoins les soussignés Jean Bonpain, Allain Durand, prieur de Rouffiac" (registre paroissial de Rouffiac).
II est enterré dans la chapelle de Saint-Jean-Baptiste. Une plaque de cuivre est fixée dans le mur avec l'inscription suivante : «Ci, git Guillaume Vivien Leidet, prêtre Chanoine R de St Augustin, Très pieux, très sçavant , très digne enfant d'Allain de Solminiac. Nat Pontibus Sant 26 7bris I736 Obiit 12 maï 1776 » (sur la plaque il est nettement gravé 26 7bris 1736)
Il avait un frère, Gabriel Leidet, né à Pons le 3 janvier 1731, jurisconsulte qui eut des fonctions élevées dans la magistrature de Poitiers. Avocat au parlement de Bordeaux, il y fut jurat de 1783 à 1789. Celui-ci eut pour parrain le notaire Ratier. Peut-être le notaire de famille ?
Ses travaux, acquis en 1812 par la Bibliothèque nationale, forment, avec ceux de Prunis les vingt deux premiers volumes de la collection dite du Périgord.

Jouannet a publié dans le calendrier de la Dordogne de 1831 et 1832 un "mé­moire pour servir à  l'histoire des monnaies des provinces de France par Leydet ”. C’est le seul de ses mémoires qui ait été imprimé.

En préface, la conception de l'histoire selon Leydet :

" L'histoire ne se borne pas à rapporter les grands événements, qui n'ont souvent que le stérile avantage d'exci­ter l'admiration et l'étonnement des hommes ; elle cherche encore à leur donner des instructions plus utiles et plus rapprochées de leur situation ordinaire, en leur faisant connaître nos ancêtres par les détails de leur vie privée, de leurs arts, de leurs sciences, de leurs besoins et de leurs ressources.

Les connaissances économiques ne sont pas les moindres fruits de ces recherches pénibles. L'état passé des provinces, mieux connu relativement à l'agriculture, aux manufactures et au commerce, les fautes qu'on y a commises, les moyens qu'on a suivis pour les corriger, deviennent pour nous des suppléments à l’expérience, dont ceux qui nous ont devancés dans des circonstances semblables ont fait en quelque sorte tous les frais.
Il est donc utile à nos contemporains et à nos successeurs de se former, d'après des preuves authentiques, une notion précise des productions diverses qu'on a su retirer avant nous du même sol que nous occupons aujourd'hui."

Avant de commencer ses recherches suivant le plan que nous connaissons, il dres­sa une liste de huit pages des manuscrits et livres à consulter. Il compléta ses pro­spections en s’ouvrant à l'extérieur : Turgot, Nadaud, Macheco.
                        
                                      
UN ANNALISTE DU PÉRIGORD. DOM LEIDET.
Lu à la Sorbonne, le 7 juin 1892.

Il existe aux manuscrits de la bibliothèque nationale une ample collection de documents originaux, 183 volumes in-folio, bien connue des érudits, et qu'on appelle Fonds Périgord.
C'est un recueil de titres sur cette province recueillis par les révérends pères Prunis et Leidet et par l'abbé Lespine. Extraits ou copies d'actes anciens, ces pièces concernent les villes et les monastères, les familles et les communes du Périgord. C'est le résultat du dépouilllement des chartriers des abbayes et des municipalités. Les originaux ont péri en grande partie dans la tourmente de 1789 ; mais les pièces subsistent, grâce aux notes prises par ces trois érudits, qui ont rendu à la science historique un service inappréciable (1). Or, un des trois infatigables et dévoués savants, Leidet, que le Périgord réclame comme un des créateurs de son histoire, appartient à la Saintonge par sa tombe et son berceau.

(1) Bulletin de la société historique et archéologique du Périgord, t. I, p. 158, et IV, 202.
Renseignements que nous devons à l'obligeance de M. Villepelet.


Bulletin de la Société des Archives Historiques de Saintonge et d'Aunis, t. 12 p. 269 à 273. 1892
(Selon le logiciel de lecture de fichiers PDF, vous serez peut-être amenés à grossir plusieurs foisl'image)

Objets, meubles et immeubles par destination classés parmi les monuments historiques dans l'édifice désigné ci-contre (Église de Rouffiac) et inscrits à l'Inventaire Supplémentaire :

  • Pierre tombale de Pierre-Charles MOYNE (note personnelle : aurait besoin d'être fixée et protégée)
  • Ostensoir argent (dépôt presbytère de Pons) 
  • Epitaphe de Guillaume Vivien LEIDET (l'épitaphe n'est pas en marbre mais en cuivre)

Haut de page