DOCTEUR JEAN



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Inauguration de la stèle
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Docteur JEAN

 
   
                      
                                      Photo du Docteur JEAN, alias Yan SAINT-ACERE
                                               Auteur de  " La Mérine à Nastasie "

Athanase JEAN (1861-1932), plus connu sous le nom de Docteur JEAN, est né le 24 novembre 1861 à Saint-Césaire dans une famille de vignerons. Doué pour les études qu'il fit à Pons, Saintes et Rochefort et plus précisément à Santé Navale, il se retrouva pour ses obligations militaires en Guyane où il commença à exercer la médecine. De retour au pays natal, après avoir soutenu sa thèse, il fit, à la demande des habitants de Rouffiac qui avaient perdu leur vieux médecin, un remplacement qui dura jusqu'à sa mort le 17 février 1932.
Homme passionné et curieux de tout, il gardait au fond de lui ses racines paysannes et montra un talent certain pour le parler savoureux de notre Saintonge. Cela se traduisit par plusieurs oeuvres dont la plus pertinente et la plus appréciée fut sans nul doute « La Mérine à Nastasie », une comédie en trois actes en saintongeais, publiée sous le pseudonyme de Yan Saint-Acère (Saint-Acère étant le nom saintongeais de son village natal, Saint-Césaire).
Jouée pour la première fois le 25 mai 1902 au château de Mauléon (alias Moléon) à Rouffiac, puis le 4 décembre de la même année à Paris, salle Lancry, cette pièce a été reprise par plusieurs troupes tout au long du vingtième siècle.
Médecin infatigable, il prit part aussi à l'administration de la commune en tant que conseiller municipal, maire et conseiller d'arrondissement du canton de Pons. Il oeuvra au renouveau du vignoble après sa destruction par le phylloxera, fut à l'origine d'une station de chemin de fer desservant le village, allant jusqu'à faire construire avec la recette de la 1ère représentation de "la Mérine" une salle d'attente pour les usagers. Il fut également à l'origine de l'implantation du téléphone.
A l'instar de Barthélemy Gautier, bien connu pour ses croquis caricaturaux de le vie paysanne d'alors, le Docteur JEAN restera avec Evariste Poitevin, plus connu sous le nom de Goulebenéze, Odette Comandon, et bien d'autres, comme un des grands noms de la culture saintongeaise. (JP Desaphis pour Wikipedia)


     Ouvrages du même auteur :
  • Le crassou
  • Rouffiat ! ... Ine minute d'arrêt ! ... Buffez !
  • Le Piantit de Cadet
  • Bitounîa boet dau champagne !
  • Batégail dejhun cheû Richardâ
  • In voeyage malhureux
  • Toque et Canul
  • Le jugement du Bac de Chauveau

 


              

ROUFFIAC ! ... Une minute d'arrêt ! ... Buffez ! ...
poème écrit par le Docteur JEAN sous le pseudonyme de YAN SAINT-ACÈRE pour l'inauguration de la station des chemins de fers de l'Etat.

Collection   Mlle   CAILLOT.    
                                                         -  Extrait -
       (page)        - 10 -          (page)      - 11 -

Que Moncieu Fabrot me pardoune, 
Lés sénateur avant dau bon,
Pusqu'ol' é-t-in de zeu qui doune 
Aux ghen d' Rouffiat ine estation !         

Bell’ chouse de ghen bayant reune ;
Pareitrait que noutre préfet
Ne paye reinque peur son cheune ;
Soutinrez-vous qu'ol é bein fait ?


Jhe queneus reun' en politique ;
Opportuniss' o b' radicau,
F'rant pas aimé la Répubyique,
si n'outroumant pas més impau.                     
Le pézant n'é poin soucialisse,  
I n'aime pas à partaghé ;
Quand i fait thieûr’ son pot de ghisse,
I veut bein étout zou manghé.


Avec ma goulé' de benace,
Seris, ma foé, bein vite à thiu,
Si n'on fait poin payé la race
De thiellé qu'avant dés éthiù !
Si jh'ai deux beû dedan ma granghe,
Lés ai payé à meit' Chauvin,
Et cré bein qu'o n'érait poin pianghe,
S'o f’lait aneut en bayé in.


Jh'ai s'man, peur me calé lés jhotte,
Au tuvar et au collation,
in gouss' d'ail o b' in échalotte,
Moncieu Méline a poin reison.
Nous député v'lant eit' ministe !
Peuvant pas zou'eit'tout d'in cot,
On n'en faut yère mé de diste !
Jhe zou sais bein, jhe seû qu'in sot,


Jhe devinré opportunisse,
Moé qui seû in vieu radicau,
Faurait peur thieu qu'i me faurnisse,
Dessus mon pain in p' tit d' fricau.
Mai jhe cré que nout' Répubyique,
È coum' mon bourgheoi, més amit,
Pu i changhe de doumestique,
Moin bein étout il é sarvit.


Pr' in' pougné' d'sau dans més monghette,
Jhe deûris pas payé d'impau !
Vaurait-ou pas meû qu'on zou mette
Su lés truffe o bein lés peurdrau ?  
Jh'avon asteur, au ministère,
In bein boun houm’, moncieu Brisson,
Jh'aron, s'i n'é poin foutu d'hoére,
A Rouffiat, in' bifurcation.


In' paur' barrique de piquette,
Bein maleisit à ajheté,
Deûrait poin payé, foutiquette,
Coum' le Bourdeau dau député.
Quand ma boun' cousine Anghélique,
Vat lavé ses f...iut' à Royan,
De Cougnat, é-t-ou bein loghique,
Qu'a fasse in grand coude à Beillan ?             ...
                                                                                                                                     
                             
                               En légende : Seguin, photo. édit. à Rouffiac (Ch.-Inf.)
                          40. BRIVES-sur-CHARENTE (Ch.-Inf.) - SIOUL dans son Répertoire
                                           
            

                                         
L. CUQ
                               I s'trout entre le P et le R
                               Sauf vout'raspect, ol'é-t-in Thiu
                               Olé coum thieu que son pauvr'père
                               l'a noumé quand il é neissut.

                               Docteur JEAN (en parlant de M. Gustave CUQ,
                               le grand père de Louis).


                                                                                                

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